dimanche 11 septembre 2011

Déjà septembre!


Kamsar, 11 septembre 2011

He bien, déjà le mois de septembre! Nous n’avons pas vu l’été passée!

Tout se déroule toujours bien à Kamsar! Nicholas travaille fort et Annick aimerait bien se trouver un petit emploi stable. Elle attend toujours que l’école lui redonne des nouvelles… mais tout est long et complexe ici. Elle attend aussi ses livres universitaires pour la nouvelle session. Par contre, à l’heure où on se parle, selon le tracking, l’envoi a pris moins de temps entre le Canada et Conakry (capitale de la Guinée) qu’entre Conakry et Kamsar…! Quand on vous dit que tout est unique et lent ici, nous croyons que c’est un bon exemple!

Notre chaton se porte bien, il fait très, très chaud et nous sommes dans la période des orages! Nous sommes aussi très heureux puisque nous aurons de la visite en janvier! : - )

Nous avons pris un peu plus de temps avant de vous donner des nouvelles puisque c’était bien tranquille. Mais voilà que deux évènements qui représentent bien la Guinée ont eu lieu!

Tout d’abord, notre gardien Mamadou s’est fait exproprier de chez lui (genre de cabane abritant un café qui est aussi sa « maison »). Il est arrivé un soir et quelqu’un lui a dit que le terrain avait été acheté et qu’il devait quitter. Il habitait à cet endroit depuis 5 ans et il n’a eu que 10 jours pour défaire sa cabane, quitter les lieux et se trouver un autre endroit. Durant ce temps, il était inquiet et pas très en forme… on le comprend. Mais, tout est bien qui finit bien ; Mamadou s’est trouvé une chambre dans une maison et tient probablement un endroit où il pourra remonter son café! Mais il comme dit « l’Afrique, c’est pas facile… »

Ensuite, nous devions aller passer la journée de dimanche en dehors de la cité avec d’autres expats à un endroit où il y a des chutes. Ce matin, on reçoit un appel pour nous dire que nous ne pourrons pas y aller puisque jusqu’à nouvel ordre, nous ne pouvons plus sortir de la cité. On vous explique. Afin de circuler en dehors de la cité, nous avons besoin d’une vignette qui est distribuée annuellement. Celle de 2011 est sortie cette semaine (oui, vous avez bien lu ; plus de 8 mois après le début de l’année!), mais la CBG n’a pas reçu leurs vignettes et personne ne les avait même averti qu’elles étaient disponibles.  C’est ainsi qu’un expat a tenté de sortir de la cité et il s’est fait arrêter par les policiers/militaires qui l’ont accusé de rouler sans sa vignette et qu’il ne respectait donc pas la loi. Bref, un chaos guinéen! Nous ne pouvons donc plus sortir de la cité : plus de marché, plus d’orphelinat, plus de plage… Il faut savoir qu’à l’intérieur de la cité, il n’y a pas d’activités et qu’un petit kiosque de fruits et légumes. Pas de tissus, pas de quincaillerie, pas de matériel quel qu’il soit. Nous espérons recevoir nos vignettes bientôt…

Vendredi, nous avons vu un magnifique caméléon sur notre fil de câble! Voici les quelques photos:

 Pour terminer, un petit fait cocasse. Un animal encore non identifié a mangé une des poules d’expats canadiens. Nous croyons que c’est un gros vautour, mais l’enquête se poursuit!

On vous embrasse!
Annick et Nicholas


Voici la paie en francs guinéens pour un mois... ça semble beaucoup, mais vous seriez surpris de connaître la vraie valeur! Portez aussi une attention particulière à l'état des billets dans la pile de gauche!

Une dame avec son petit qui attend la pirogue afin de traverser sur l'île.


mardi 30 août 2011

Le Ramadan est terminé!


Kamsar, 30 août 2011

C’est vrai, ça fait longtemps que nous n’avons pas donné de nouvelles…!  Nous avons été bien occupés durant les derniers jours!

Tout d’abord, nous avons défait nos 49 boîtes arrivées à la maison le 18 août! C’était comme Noël! Nous retrouvions des tonnes de choses presque oubliées! Les cadres sont maintenant sur les murs (c’était toute une tâche dans des murs de béton de 6 pouces. L’originalité était de mise!) et nous sommes bien installés! La cour a été améliorée de notre grand hamac double. Quel bonheur! Bien sûr, l’arrivée de deux grosse boîtes remplies d’articles ayant une certaine valeur présentait un défi de logistique incroyable. 3 douaniers, quelques 8 employés de la CBG et du port, la responsable des expats, plus tous les curieux qui s’étaient attroupés au portail! C’était un peu le chaos! (Voir les photo!) L’expérience africaine à son meilleur!



  
Nic est finalement allé se faire couper les cheveux hier! En gros, c’est dans un cabane de bois sur le bord de la rue principale! Les fenêtres sont des trous dans le bois, il y a plein, plein de fils qui pendent du plafond (ceux des clippers et des lumières) et les dimensions de la cabane doivent être d’environ 3mx3m! Il y avait 5 coiffeurs là-dedans, les chaises étaient toujours pleines et ça roulait! Nous avons même rencontré un monsieur qui avait étudié à Montréal! L’ambiance du salon de coiffure est donc vraiment universel! Racontons donc maintenant la coupe de cheveux de Nic. Nic arrive là-bas et demande aux coiffeurs s’ils coupent les cheveux de blancs (parce que c’est franchement different!) et s’ils font autre chose que juste raser (parce qu’ici, les hommes sont tous rasés ; tout d’abord au clipper, mais ensuite, à la petite lame…!). Le coiffeur qui semble en charge rit un peu et lui dit que c’est possible! Nic s’assoit sur la chaise, inquiet comme jamais avec Annick  qui se retient pour ne pas éclater de rire! Puisque oui, oui, nous étions 11 dans cette cabane là! Tout c’est finalement bien passé et Nic n’a plus de coupe précise, mais a au moins les cheveux plus courts et plus propres! Pour 1,50$, c’était parfait!

Ce week-end, nous sommes allés rendre visite aux 26 orphelins de la Maison des enfants à Sobanet (environ 2h15 de route à partir de Kamsar) (http://www.maisondesenfants.com/fr/index.php?c=2). Nous avons fait connaissance avec eux et joué à quelques jeux! Les enfants ont entre 3 ans et 14 ans et ils sont super gentils. Outre l’orphelinat, la Maison des enfants offre l’école à 420 jeunes des environs. De plus, ils offrent le diner à tous les écoliers. Nous allons y retourner très bientôt et commencer à leur apporter tout le materiel acheté au Canada. Les livres de lecture seront d’autant plus utiles puisqu’ils veulent mettre sur pied une bibliothèque dans l’école de la Maison des enfants! Nous les aiderons aussi avec leur comptabilité, donc c’est super! Nous ne nous sommes pas risqués avec la caméra cette fois-ci, mais c’est certain qu’une prochaine fois, nous allons prendre des photos!
Coucher de soleil sur le retour de Sobanet
Le Ramadan se termine aujourd’hui! Retour à la normale demain! Gens plus en forme et moins fatigués! Les gens sont heureux de leur jeûne accompli et tout le monde est beau en cette journée de fête. On vous donnera des nouvelles des festivités de la soirée qui s’annonce.

Dans nos temps libres, nous avons débuté la planification de notre prochain voyage qui sera en décembre. On ne vous dit pas où tout de suite, mais ce ne sera pas Montréal tout de suite… Donc on aura plus d’aventures à vous raconter à notre retour un peu plus tard !

Donc, voilà pour Kamsar! Donnez-nous aussi des nouvelles du Canada!

Oh, avant la fin, Nic voulait absolument mentionner qu’il a peut-être trouvé un professeur pour lui enseigner le chinois. Il y a un restaurant chinois en ville (oui oui, vous avez bien lu et non, nous n’irons pas manger là!) et Nic est allé demander des cours. Première leçon: Demain soir. Il y aura certainement des histories à raconter après tout celà ! Surtout que le professeur en question ne parle pas très bien le français et qu’il est coréen d’origine. Bref, à suivre !

On vous embrasse!
Annick et Nicholas

mercredi 17 août 2011

Comment soigner un animal domestique en Guinée


Kamsar, 17 août 2011

C’est vrai que nous avons beaucoup parlé de notre chat dernièrement, mais il occupe nos soirées et week-ends pluvieux. Et là, nous avons une bonne histoire qui décrit bien la vie en Guinée à travers tous les problèmes de notre chaton! Donc, tout d’abord, Nic ramène un chaton abandonné à la maison. Nous sommes énervés, donc on le rentre dans la maison sans trop se poser de questions. Le lendemain, on lui donne un shampooing question de le rendre tout propre et ça commence à bouger dans son pelage… En panique, nous le mettons dans une boîte et dans la voiture (bon… nous étions vraiment paniqués!) Nous essayons de rejoindre un vétérinaire de toute urgence ne sachant pas quoi faire. Sur les 3 vétérinaires de notre liste de numéros de base à Kamsar, un seul nous répond en nous disant qu’il nous rappellera dans les prochaines minutes. Évidemment, il ne rappelle pas! Leçon numéro 1 : s’il dit qu’il va rappeler, il ne rappellera pas. Nous reprenons finalement notre calme et lui refaisons un shampoing armé d’une pince à sourcils afin d’attraper ce qui bouge. Quelle horreur! Mais nous le sauvons et il est maintenant tout propre. Durant ce temps, nous sommes en conditionnement de litière. Une boîte de litière faite maison avec aussi de la litière maison : du sable… Nous ne trouvons pas de litière à Kamsar. Rapidement, la maison est rendue un vrai carré de sable! Bien que la solution est loin d’être idéale, leçon numéro 2 : à Kamsar, le système débrouillardise peut être sollicité à tout moment! On fait ce que l’on peut avec ce que l’on a! Une semaine plus tard, notre chaton commence à se gratter les oreilles avec une force assez intense. Après quelques jours, nous découvrons que ça s’étend et qu’il se gratte si fort que ça fait des galles. Nous cherchons sur Internet sans vraiment être capable d’identifier le problème. Heureusement, une amie de Nic est vétérinaire, donc on lui écrit pour avoir des conseils sur quoi faire, quoi trouver, etc. (Merci Mel pour tes conseils et ta patience! Mais nous savons tous les trois que tu as appris la patience à un très jeune âge et ce dans les meilleures conditions : Kamsar!) Elle nous conseille du mieux qu’elle peut. On part donc pour la pharmacie guinéenne (pas celle de la CBG) à la recherche des produits qu’elle nous a recommandé.  La pharmacie, comment la décrire? Une petite pièce pas éclairée avec quelques boîtes derrière un comptoir et clairement pas un pharmacien derrière celui-ci! Leçon numéro 3 : il est grandement préférable de ne pas être malade à Kamsar! Finalement, ils n’ont pas exactement ce que l’on recherche, mais ils ont autre chose. Nous le notons et réécrivons à l’amie de Nic. Entre temps, nous avions aussi parlé à un vétérinaire guinéen qui était venu examiner Fote à la maison. Sans vous expliquez tout le diagnostic, il disait totalement le contraire de ce que nous avait dit l’amie de Nic (et ce sur plusieurs autres sujets concernant les chatons) et aussi de ce que nous avions pu lire sur Internet. Mais la meilleure, c’est lorsque nous lui avons montré le coupe-griffes qu’une expat nous avait prêté en lui demandant s’il pouvait nous montrer à le faire. Il n’avait définitivement jamais vu cela de toute sa vie! Finalement, nous allons le faire nous-mêmes! Ce « vétérinaire » nous a tout de même apporté des médicaments avec des noms qui existent sur Internet et qui semblent être dans la veine du problème à régler. Toutefois, sa posologie était très douteuse! Leçon numéro 4 : parfois, c’est préférable de ne PAS faire appel à un « spécialiste » puisqu’il peut se révéler être un charlatan! Ha oui, entre temps, une expat nous a trouvé plein de vrai litière : un vrai charme! Donc, voilà, on s’occupe de la bête maintenant!

Dans un autre registre, Nic a maintenant les cheveux longs de près de 3 mois! Il repousse l’inévitable depuis trop longtemps maintenant, celui d’aller voir un coiffeur guinéen! C’est drôle puisqu’il ne fait pas confiance à Annick pour lui couper! Il préfère se raser qu’il dit! ; - ) Nous vous tenons au courant : l’action est imminente!

Dans le dernier post, nous vous parlions de notre fameux cargo. Plus d’une semaine a passé depuis ce post (et 3 semaines depuis l’arrivée du cargo au port) et nous n’avons toujours pas nos effets personnels qui sont coincés à la douane gérée de façon vertueuse et rapide (lire, tout le contraire!). Semble-t-il que ce sera demain s’il ne pleut pas… mais nous n’y croyons plus! Comme nous a dit un grand sage Français qui vit en Guinée depuis très, très longtemps : « L’Afrique de l’ouest, c’est l’école de la patience, mais la Guinée, c’est l’université! »

On vous embrasse!
Annick et Nic

Énorme arbre chez nos voisins qui sera bientôt coupé

mardi 9 août 2011

Bientôt le cargo!


Kamsar,  9 août 2011

Bon, bon, quoi de neuf depuis la dernière fois? C’est assez tranquille ici puisqu’il pleut beaucoup. Nous sortons donc moins. C’est une période plus tranquille sur les découvertes. Au moins, nous avons notre chaton (« Fote ») qui nous occupe amplement! Pas toujours facile à dresser ces petites bêtes là!
Bon, bon, quoi de neuf depuis la dernière fois? C’est assez tranquille ici puisqu’il pleut beaucoup. Nous sortons donc moins. C’est une période plus tranquille sur les découvertes. Au moins, nous avons notre chaton (« Fote ») qui nous occupe amplement! Pas toujours facile à dresser ces petites bêtes là!

Le bateau contenant nos effets personnels est arrivé au port, mais pas encore à la maison! Ils doivent tout dépaqueter et ensuite, nous apporter notre grosse boîte! Évidemment, tout ça n’est pas simple et surtout pas en Afrique! De plus, semble-t-il que les douaniers seront présents pour l’ouverture de la boîte et demanderont toutes sortes de taxes et aussi des biens qui sont dans notre conteneur. On vous en reparle! Le tout DEVRAIT se passer cette semaine (scénario optimiste!)

Présentement dans le monde musulman, c’est le Ramadan et Kamsar n’y échappe pas! C’est ainsi que personne ne mange ni ne boit du lever au coucher du soleil. Avec la chaleur extérieure, ce n’est pas toujours facile. De plus, ça donne une raison à tous de travailler un peu moins fort puisqu’ils sont fatigués et de quitter le travail plus tôt! Ça nous vaut aussi quelques regards et quelques remarques lorsque nous allons acheter du pain en plein jour. Nous faisons tout de même attention de ne pas manger nos pâtisseries dans la rue en y revenant! Nous attendons d’être à la maison.

Est-ce que nous vous avons déjà parlé de la banque ici? C’est le début du mois, donc paie, donc banque. Bon, par où commencer? Tout d’abord, les paies sont déposées dans des comptes de banque comme au Canada. On se doit de le préciser : il y a quelques années, des expats ici ont connu la livraison d’un camion (pas un camion sécurisé!) rempli d’enveloppes brunes contenant les paies de 2500 employés directement sur le lieu de travail et sans trop de contrôle! En plus, c’était les gens du service de la paie qui allait chercher l’argent et qui ensuite la distribuait. Au fond, ils auraient bien pu disparaître avec le camion! Revenons à la banque! Étant donné que Nic et moi, n’avons toujours pas de carte de guichet (nous les avons demandé il n’y a qu’un mois et demi!), nous devons passer au comptoir pour retirer. Imaginez-vous une vieille banque vue dans un film avec une vitre pour séparer le client du banquier. Donc, une fois arrivé au comptoir, nous devons se faire un chèque à nous-mêmes du montant que nous désirons retirer (ouin… on ne l’a toujours pas compris celle-là!). Étant donné que nous retirons de gros montants, nous devons passer dans une autre pièce pour obtenir notre argent. Le meilleur s’en vient! Nous entrons dans la pièce et à notre gauche, il y a une autre division dans laquelle une machine (ainsi que deux personnes qui supervisent la machine) compte les liasses d’argent. Ces liasses sont par la suite, empilées à la vue de tous, sans contrôle, sans cadenas, sans rien. On doit s’amener un sac opaque pour revenir à la maison afin d’y mettre tout l’argent. Disons que 1 million GNF (soit environ 145$) en coupure de 10 000 GNF, ça monte rapidement!

Ces jours-ci, nous nous torturons beaucoup avec la bouffe! Nous avons le goût de manger tout ce que nous n’avons pas et il y a beaucoup de choses! Pour se sustenter, nous avons au moins pu préparer de l’indien avec nos épices indiennes. Miam, miam!

On vous embrasse!
Annick et Nic

jeudi 28 juillet 2011

Kamsar au quotidien… les bons côtés et les défis !


Kamsar, le 28 juillet 2011
Plusieurs d’entre vous nous demandent comment c’est ici. C’est extrêmement difficile à décrire, mais on fera de notre mieux au cours de quelques posts, parsemés ici et là, pour vous plonger dans notre quotidien rempli de découvertes, de défis et de situations cocasses! On a réuni plein de petits moments et de descriptions.
Tout d’abord, nous avons deux gardiens : Mamadou et Kabah. Mamadou travaille de jour et il s’occupe de notre jardin. Kabah travaille de nuit… mais il dort autant que nous! Il nettoie la cour et lave la voiture.
Anecdote avec Mamadou : Le gardien doit être à la maison un peu avant 7h30 pour ouvrir le portail à Nicholas. Après quelques matins de retard, Nicholas lui rappel qu’il doit arriver à l’heure. Son excuse : il habite loin! En réalité, il habite à peut-être 20 minutes à pied! Résidents de la rive-sud ou de la rive-nord, vous essaierez cette excuse lors de votre prochain retard au travail!
Anecdote avec Kabah : la communication est plus difficile puisque sa connaissance du français est plutôt rudimentaire… c’est dommage puisqu’il est jeune et il a l’avenir devant lui… Par contre, nous lui avons fait découvert les Mr.Freeze ; je crois qu’il aime bien!
En ce moment, c’est la saison d’un genre de petits fruits surets qui tombe des arbres. Évidemment, on a un tel arbre dans la cour, mais tout juste sur le bord de la clôture, alors les fruits tombent dans la cour et devant le portail. Ce fruit a l’air… prisée (c’est difficile de décrire à quel point!) par les enfants du quartier! Il y a donc des rassemblements d’enfants avec des chaudières qui amassent ces fruits! Ils sont si énervés qu’ils poussent même dans le portail pour tenter d’amasser ceux qui sont dans notre cour! C’est assez intense!
Outre ces fruits méconnus, dans notre cour, nous avons des ananaiers et un bébé baobab…!
Dans Kamsar, on retrouve une toute autre panoplie d’animaux qu’au Québec. Des chèvres en liberté dans la rue, des poules (aussi en liberté!), des grenouilles (après la pluie, on n’entend que ça!), des serpents, des lézards, des chenilles (Nic dit qu’après nos ‘’killer sheeps’’ islandais, il y a maintenant les ‘’killer caterpillars’’ guinéens. Voir la photo!), des vautours, la gamme complète de fourmis et d’araignées, des oiseaux exotiques et aussi… des maudites coquerelles! Pour elles, nous avons une technique présentement infaillible pour les attraper qui consiste en :
1-    une canne vide de raviolis au bœuf
2-    un carton dur
3-    une toilette (A.K.A. la glissade d’eau des coquerelles!)
Faites aller votre imagination pour comprendre la technique!
  
Avant de venir en Afrique, tout québécois dira qu’il connaît ça les nids de poule. Toutefois, arrivé ici, on découvre que c’est possible que la route présente de plus gros trous et sur une fréquence beaucoup plus rapide! Le pick-up est plus qu’essentiel et malgré tout, ça brasse! Pour citer un enfant expatrié : ‘’ici, ce sont des nids d’autruche!’’ (voir la photo!)




En Guinée, pour installer l’internet, trois personnes sont requises :
1-    le gars qui divise le signal téléphonique
2-    la fille qui amène le boîtier pour le signal
3-    le gars qui connecte le réseau
Au fond, c’est pas SI pire!
Depuis que nous sommes arrivés, Annick brise plusieurs trucs dans la maison… elle dit que ce n’est que de la malchance et que tout est vieux. Toutefois, vient un jour où elle coupa le signal câblé pour au moins 3 maisons d’expats… En fait, c’est plutôt le technicien qui l’a fait, mais… On vous explique, en revenant de sa marche matinale, Annick trouve un technicien dans une échelle qui semble installer le câble. Étant donné que nous n’avions pas demandé cette installation, Annick explique du mieux qu’elle peut à un guinéen qui comprend plus ou moins le français que nous n’avons pas demandé le câble et que nous n’avons même pas de télé. Le technicien lui dit ‘’d’accord madame! Je vais débrancher ce que je viens de faire.’’ Croyant avoir fait une bonne affaire, elle rentre à l’intérieur et n’y repense plus. Toutefois, lors d’un 5@7, les expats commencent à raconter qu’ils n’ont plus le câble depuis la journée où le technicien est passé à la maison (mais ça, il n’y a que Annick qui sait…!). Tout bonnement, Annick raconte son histoire avec le technicien du câble. Deux expats se rendent à l’avant de la maison pour se rendre compte que celui-ci avait coupé le signal pour TOUT LE MONDE! Une semaine et plusieurs coups de téléphone plus tard, le câble n’est toujours pas revenu…! OUPSIE!
*** Développement depuis la première rédaction : En réalité, lorsque le technicien est venu, il a volontairement débranché la boîte qui donne le câble pour quelques maisons afin de… soit la revendre ou l’installer ailleurs (chez des amis, par exemple)… c’est aussi ça Kamsar… la corruption. Tout compte fait, on a tous eu le câble après deux semaines de plaintes et d’enquêtes!
Peu de temps après l’arrivée de Annick, nous sommes allés à la réunion de parents de l’école des expats pour qu’Annick puisse se présenter et annoncer qu’elle allait prendre la comptabilité de l’école. Durant cette réunion, tout le monde criait, parlait en même temps, c’était le chaos, mais tout semblait très normal et tout le monde était heureux, nous par contre, déstabilisés et dans l’incompréhension total face à ce chaos pour des questions de base!
À Kamsar, on reçoit un bateau par deux mois qui comporte beaucoup de nourriture américaine et européenne. C’est ainsi qu’après 1 mois, il peut y avoir certains biens de base qui ne sont plus disponibles, comme par exemple, du pain brun! Lorsque le bateau est déchargé, tous les expats se passent le mot et font des provisions! Même chose lorsqu’un bœuf se fait abattre : c’est la fête! On se passe le mot et on fait des provisions de viande! Morale de cette histoire : lorsque l’on voit quelque chose qui nous plaît, on doit l’acheter en grande quantité et en congeler!
Dans la même veine que le point précédant, malgré qu’il y ait beaucoup de fruits et de légumes ici, on doit bien en connaître les saisons pour chacun. Par exemple, les mangues durent 2 mois. On doit donc congeler pour le reste de l’année! On vous assure, ça occupe une bonne partie des journées d’Annick que de courir après la nourriture et de la préparer pour le congélateur!
Allez, on en garde pour une prochaine fois! On vous met aussi en prime une photo de notre statue Nimba, le symbole de la Guinée ainsi qu'une photo de la plage de Sobane.
On vous embrasse!
Annick et Nic
P-S : On a maintenant un chaton! Il s’appellera soit ‘’Fote’’ ou Belzébuth!
                                         

jeudi 21 juillet 2011

La pluie et les chutes


Kamsar, le 21 juillet 2011

Une nouvelle incroyable doit être annoncée.  Une nouvelle qu'il nous est impossible de passer sous silence.  Mesdames, messieurs, nous avons le câble !  Nic peut enfin écouter le tour de France et Annick peut voir des émissions québécoises comme Fortier sous-titrées en français.  Que de bonheur !

Sinon, nous avons été plus tranquilles dernièrement, Annick ayant usé beaucoup d'énergie pour se débarrasser d'une tenace bactérie qui semble enfin faillir.

Malgré cela, nous avons poussé nos explorations un peu plus. Nous sommes partis avec d'autres expats (expats = expatriés = blancs = Fotés) voir des cascades dans la brousse. L'aventure valait la peine comme vous pouvez le voir sur la photo. En étant sur les lieux, nous avons eu la chance de rencontrer nos nouveaux amis du moment, soit une horde de petits monstres qui voulaient se faire prendre en photo (comme vous pouvez le voir sur la 2e photo !). Un bel après-midi à traverser les petits villages et les rizières.

Certains d'entre vous ont peut-être lu qu'une tentative de coup a eu lieu contre le président du pays il y a deux jours. Nous tenons à rassurer nos lecteurs (et surtout nos mamans) que nous sommes en parfaite sécurité et qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter à Kamsar. Le seul impact à Kamsar de cette tentative manquée contre le président est que les Guinéens avaient une ''raison'' de moins travailler pour pouvoir en discuter avec leurs collègues.

Un moment fort est à prévoir à Kamsar dans les prochaines semaines. Nous avons obtenu la confirmation que nos effets personnels sont bien à bord du bateau qui partira dans 2 jours vers Kamsar. D'ici quelques semaines, ce sera Noël à Kamsar à la maison F-9 !

Avant de vous dire à la prochaine fois, il faut que je mentionne que si vous achetez des masques anciens africains et que vous les placez dans le congélateur pour éviter les termites potentielles, il faut se souvenir que vous les avez placé là. La face de Annick qui a fait le saut en ouvrant la porte pour voir une grosse tête de monstre africain vallait au moins 1 million de dollars !




On vous embrasse !

Annick et Nic

dimanche 10 juillet 2011

Toujours plus de découvertes


Kamsar, le 10 juillet 2011

Par quoi commencer ce message ?   Commençons tout d’abord par mentionner que la nourriture ici (et/ou la poussière et/ou l’hygiène et/ou la propreté et/ou l’eau de la douche et/ou pleins d’autres agents pathogènes) peut lancer de bons défis à nos systèmes.  Mais comme dit la phrase célèbre :  Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort !

On va être TRÈS forts en revenant !

Ceci étant dit, on est allé à la plage le weekend passé.  Après près de deux heures sur la route et en brousse, on s’est installés devant l’océan, les pieds dans le sable blanc sous un cocotier.  L’endroit est sauvage, voire désert.  Les seules présences humaines sont celles des pêcheurs Guinéens qui sont fiers de montrer leur prise du jour.  Le repos, la détente, le bonheur.
Encore plus important que la plage, il y a l’orphelinat.  Une structure imposante qui accueille environ 40 résidents permanents et qui offre la nourriture et l’éducation à près de 400 jeunes.  On est allé leur dire bonjour et les informer que nous serons de retour pour offrir notre temps.  Ce sera notre façon de nous impliquer ici.  On va donner des sourires à ces petits monstres adorables.

Sinon, c’était le travail, la découverte de Kamsar et le sport.  Nic est allé jouer au tennis hier et il a dû perdre 6 livres en eau, mais quand l’hydratation est le principal obstacle à faire du sport 365 jours par an, c’est qu’il n’y a vraiment aucun problème !

Pendant que j’y pense, il ne faut pas passer sous silence le marché.  Je sais que nous en avons déjà parlé précédemment, mais cette fois-ci, je place l’emphase sur la façon d’agir de Annick quand on ère dans les allées.  D-É-L-E-C-T-A-B-L-E !  Malgré le fait qu’elle ait beaucoup voyagé, dès qu’on arrive au marché, elle passe dans un état second.  Elle observe tranquillement, mais n’observe pas en même temps.  Elle ne répond pas aux questions, elle ne peut plus prendre de décision…  Il faut comprendre qu’on est vraiment renversé par les gens partout et par le chaos quand on se perd dans le marché… D’entendre les ‘Foté’ tout le temps, de se faire klaxonner par les motos qui passent et de se faufiler en évitant les trous de boue et les millions de mouches ne peut qu’être loin de ce à quoi nous sommes habitués. 
Malgré tout, quand on peut avoir pour 3,40$ CDN, 3 grosses mangues, 1 paquet d’échalotes, 3 gombos (vraiment pas très bon en passant), 3 avocats, 4 concombres libanais, 2 ananas, 3 limes, 3 aubergines et 1 petit sac de piments forts, on peut juger que ça vaut la peine !  Le pire, c’est que cette liste n’est même pas une exagération.  TIA.

À chaque jour qui passe, on s’approche de la saison des pluies de plus en plus.  Il pleut de plus en plus et de plus en plus fort (oui, c’est possible apparemment).  Pour faire un calcul logique facile (pour les comptables) :  Il tombe 4 mètres de pluie par année et tout tombe entre juin et septembre.  Faites le calcul !  Mais rappelez-vous au moins que lorsqu’il pleut, il fait quand même 25 degrés dehors et qu’on arrive à bronzer (en fait, Annick arrive à bronzer parce que Nic est toujours blanc !).

On pense à vous et on vous embrasse !

Annick et Nic