mardi 17 avril 2012

Plus que quelques jours avant notre découverte du Fouta Djalon!

Kamsar, 17 avril 2012

Nous espérons que vous allez toutes et tous bien! Aujourd’hui, nous vous gâtons avec plein de belles aventures et de photos!

D’abord, il y a deux semaines déjà, nous sommes allés faire notre tour habituel à l’orphelinat. Les enfants vont maintenant en famille les week-ends afin de s’intégrer à la vie du village et à ce qu’on pourrait appeler « la vraie vie guinéenne ». Ainsi, le samedi matin, on embarque tous dans la boîte du camion (photo à l’appui ; ne vous inquiétez pas, le chauffeur ne roule pas très vite!) afin d’amener les enfants dans différentes familles. 
Annick dans le camion avec Junior
Nous nous promenons donc dans les environs et c’est très agréable. Le paysage est magnifique, nous croisons plein de villages typiques et les gens nous saluent : « Fote, Fote! ». Et nous de leur répondre « Fore, Fore! ». Bref, c’est toujours un moment agréable. Lorsque nous sommes arrivés au dernier village, Sibouti, nous sommes descendus de la boîte question de se décrisper un peu (hihihihi!) et de visiter le village.  Les gens étaient gentils et accueillants et nous avons pu échanger avec eux ; c’était super! Ce matin-là, tout le village était réuni au même endroit puisqu’il y avait un sacrifice. Cela signifie que tous revêtent leurs plus beaux habits, que les femmes et les enfants sont d’un côté à préparer la nourriture pour tout le monde et que les hommes, sont de l’autre côté, à défiler un à un devant le chef du village afin d’amasser de l’argent pour la famille du défunt. Pour eux, les sacrifices sont une grande fête. Les voyant tous réunis, nous avons donc demandé si nous pouvions prendre des photos et tout le monde était d’accord! C’était un agréable moment dont nous nous souviendrons longtemps! Nous y retournerons prochainement afin de distribuer les photos que nous avons prises et aussi à leur demande, d’aller leur en apprendre sur l’Occident. Évidemment, nous en profiterons aussi pour en apprendre davantage sur eux! Ce sera sans doute un moment d’échange inoubliable dont nous vous ferons part.
Le village de Sibouti

Les femmes vêtues pour l'occasion

On pile le piment...

Pour ensuite le mettre dans la sauce à base d'huile de palme et de poissons. Cette sauce est ensuite mélangée au riz.

Les hommes du village

En ce moment de l’année, il s’agit de la saison des noix d’acajou (cashews). Nous pouvons donc maintenant vous apprendre tout le travail qui se cache derrière ces noix! D’abord, c’est un arbre qui donne un fruit (voir la photo) avec une forme entre le piment et la pomme. La senteur est aussi un mélange des deux.   
Le fruit et la noix
 Bien que ça semble délicieux, Mamadou, notre jardinier, nous a dit que ça pouvait être mortel si mélangé avec du lait… on ne l’a donc pas mangé! Au bout du fruit, il y a une coquille dans laquelle se trouve la noix d’acajou. Chaque fruit ne contient donc qu’une seule noix! Par la suite, il retire la coquille du fruit au même titre qu’un pédoncule de pomme et la font griller dans une bassine de métal qu’ils déposent sur le feu. Suite au grillage, la coquille est facile à briser et ils peuvent donc récupérer la noix qui est aussi grillée. C’est donc énormément de travail puisqu’ils doivent travailler chaque noix une par une! Nous vous assurons que nous en comprenons mieux le prix élevé! Mais on ne vous dira pas combien nous payons pour les noix ici qui viennent directement de la source!  Miam, miam! La saison est toutefois courte (mars-avril-mai) et nous devons en profiter puisque contrairement à vous, quand ce n’est plus la saison, nous n’en avons plus! Ah oui, j’oubliais! Lors de la saison des pluies, nous planterons notre propre arbre d’acajou dans la cour! : - )
Une femme faisant griller les noix d'acajou.

Le week-end dernier fut aussi bien agréable! Direction Sangaredi, l’endroit où la mine de la CBG est située. C’est à environ deux heures de route, mais le paysage change énormément dans ce court laps de temps. Là-bas, c’est montagneux et c’est plus loin de l’océan. Nous avons passé le week-end avec les quelques expatriés qui y habitent et ce fut bien agréable de changer d’air, de souper dans un autre restaurant que celui de Kamsar et de voir d’autres gens! Nous avons même vécu l’expérience du club guinéen par excellence : le Sombrero! Pour y aller, nous avons dû rouler un bon cinq minutes sur une piste (donc pas goudronnée) très raboteuse et sans électricité! Quelques minutes plus tard, nous voyons apparaître une lumière au loin ; c’est le Sombrero! Pour votre curiosité, c’est un petit club, mais c’est très bien et ça ressemble grandement à un club « kitsch » du Québec avec des fauteuils en léopard et beaucoup trop de stroboscopes! La musique est guinéenne, africaine mais aussi afro-américaine. Les Guinéens adorent Akon! Donc une belle soirée avec évidemment le défi pour s’y rendre! Le lendemain sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés sur le bord d’un village typique puisque nous voulions prendre des photos pour pouvoir vous montrer à quoi ça ressemble. Des cases typiques en boue séchée avec le toit en paille. À l’intérieur, un lit, un petit bureau et parfois une chaise. Si un mari a plusieurs femmes, il y a une case par femme ou sinon, il possède une plus grande maison dans laquelle chaque femme a sa chambre qu’elle partage avec ses enfants. La nourriture se fait à l’extérieur ou dans une paillote ouverte (murs en filet, par exemple). 
Un village typique

Vue de l'intérieur du village
Encore une fois, les gens étaient accueillants, gentils et tout le monde voulait être pris en photos! Tout comme les habitants de Sibouti, nous retournerons leur porter les photos que nous avons mis dans la « boîte » (c’est ainsi qu’ils appellent l’appareil photo)!

Mariam, une des femmes (elle a environ 25 ans) qui nous livrent les fruits et les légumes a donné naissance à un beau petit garçon en santé dimanche! Son prénom reste à déterminer puisque c’est le père de Mariam (donc grand-père du petit garçon) qui doit le décider. Il aura donc un prénom ce week-end! Mais la réelle anecdote dans tout ça, si triste soit-elle, est que Mariam est venue me livrer des fruits la semaine dernière avec sa large bedaine de 8 mois 1/2, et son panier sur la tête qui doit peser au minimum 10 livres. Annick a commencé à lui dire d’arrêter de porter les choses sur sa tête il y a au moins deux mois et chaque fois qu’elle la voyait, elle lui répétait (!), mais elle a dû continuer à traîner toutes ces livraisons sur sa tête jusqu’à la dernière seconde avant son accouchement puisque c’est comme ça… elle doit nourrir sa famille. Elle devrait venir nous voir prochainement avec son petit! Nous mettrons une photo sur le blog!

Pour sa part, notre jardinier Mamadou nous a annoncé que sa mère voulait le marier et qu’elle lui cherchait une femme provenant de l’endroit de sa naissance puisque c’est préférable de se marier avec quelqu’un de son coin!  Par contre, ici, comme au Canada, un mariage, c’est cher et cela chicote beaucoup Mamadou! Pour votre information, bien que ce ne soit pas facile tous les jours, Mamadou fait des progrès majeurs dans ses cours de lecture et d’écriture. Avec l’aide d’Annick, il peut maintenant lire de courtes histoires! Toute une réussite!

Pour terminer, nous quittons pour notre périple guinéen ce vendredi! Nous avons bien hâte de visiter ce qui semble être un coin bien différent de Kamsar et les environs. La région que nous visiterons se somme Fouta Djalon. Nous irons dans les villes de Kindia, Labé, Mamou, Dalaba et Faranah pour aller voir des chimpanzés dans un centre de conservation! Ce sera le sujet de notre prochain blog!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

Fote! Fote!

























mercredi 4 avril 2012

Des nouvelles!

Kamsar, 4 avril 2012

Nous espérons que vous allez tous et toutes bien et que vous commencez à profiter des premiers rayons de soleil printaniers! Ici, la vie suit son cours normal, mais nous avons tout de même réussi à vous dénicher quelques histoires!

D’abord, il y a deux semaines, 4 bénévoles italiens de la Maison des enfants sont venus passer le week-end à la maison afin de se changer un peu les idées! Nous avons donc reçu Denise, Giulia, Sabrina et Giovanni! Ce fut un week-end très agréable où nous les avons amené à travers Kamsar et avons pu échanger sur plusieurs sujets. De plus, nous avons eu la chance de manger de la vraie nourriture italienne préparée par des Italiens ; un délice! 


Comme vous le montre la photo, nous avons maintenant un BBQ dans notre cour! Nous l’avons fait construire par des maçons locaux et nous mangeons maintenant notre viande sur charbon de bois! Bien que notre technique d’allumage ne soit pas encore tout à fait au point, nous avons heureusement Kaba, notre gardien, qui la maîtrise totalement!

Notre jardinier Mamadou est maintenant revenu de son périple dans le Fouta Djalon afin d’aller y visiter sa famille! Il était si heureux de les voir! À son retour, nous l’avions rarement vu avec un aussi grand sourire! Il nous a même dit que sa maman avait pleuré sur son épaule en le voyant arriver! C’était bien beau de le voir nous raconter cela!

Alors que vous profitez actuellement du printemps, en Guinée, il fait actuellement chaud, trop chaud… Une expatriée m’a dit qu’elle avait vu 43°C sur son thermomètre un après-midi cette semaine… Le sport est rendu très difficile! De plus, étant donné que nous n’avons pas vu la pluie depuis la fin d’octobre, tout est sec et très poussiéreux. Avec le restant des vents du Sahara qui soufflent jusqu’ici, nous pouvons vous dire que sortir à l’extérieur en vêtements pâles n’est pas conseillé!

Si vous suivez un peu l’actualité africaine, vous avez sans doute entendu parler des problèmes au Mali. Bien que le Mali soit un pays frontalier de la Guinée, tout est calme ici et nous ne ressentons nullement les effets de ce conflit. Ça nous rappelle toutefois à quel point l’équilibre du continent africain est fragile et comment les choses peuvent s’envenimer rapidement.

Les prochaines semaines passeront très rapidement pour nous! Dans 3 semaines, nous irons passer quelques jours dans le Fouta Djalon, dans 5 semaines, la Bulgarie nous attend et dans un peu plus de 6 semaines, nous viendrons vous voir à Montréal!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas



lundi 12 mars 2012

Quelques petites anecdotes!


Kamsar, 12 mars 2012

C’est vrai, ça fait bien longtemps que nous n’avons pas écrit sur le blog… Les temps sont tranquilles dans notre coin du monde. Nous avons tout de même réussi à trouver quelques anecdotes pour satisfaire votre curiosité et vous donner un peu de nouvelles! : - )

Commençons par quelques histoires animalières. La première, nous avons un DEUXIÈME chat…! Il se nomme Pavarotti en l’honneur du célèbre chanteur. Ça vous donne une idée du volume de son miaulement! Quand il miaule, on dirait parfois des incantations! De ça a découlé quelques surnoms comme « chat de tribu » ou encore « CHAman »! Hahaha! Mais là, nous vous rassurons, c’est fini les animaux!
Ensuite, une histoire de serpents question de bien inquiéter maman, belle-maman et nos deux grands-mamans chéries! Par une belle après-midi, le jardinier cogne à la porte et dit à Annick qu’il y a un serpent enroulé dans un arbre (qui longe la rue) à environ cinq maisons de la nôtre. Annick sort pour aller voir et il y a un attroupement monstre devant la maison en question. Quelques minutes plus tard, le camion de pompiers arrive. Un camion de pompiers avec les sirènes et tout le matériel à Kamsar, c’est plutôt rare. Ils ont donc arrosé le serpent afin de le faire descendre de l’arbre et ont pu (heureusement!) l’abattre avec des bâtons! Évidemment, cette nouvelle a fait le tour du village très rapidement! On ne vous dit toutefois pas de quel type de serpent il s’agissait!

La semaine dernière, nous avons eu droit à un événement typiquement guinéen : un jour de congé férié confirmé et ensuite annulé! C’est normal que vous soyez confus! Commençons par le commencement! La semaine dernière, il y a eu un grave accident de la route en Guinée forestière qui a fait une cinquantaine de morts. Le gouvernement guinéen et sa population, bien attristés par l’événement, réfléchissent à déclarer une journée de deuil national qui aurait lieu le vendredi. Ainsi, le jeudi en début d’après-midi, ça semble se confirmer et la CBG envoie une note de service pour confirmer le congé du lendemain. Tous sont bien contents et plusieurs se dirigent vers Conakry ou les villages pour profiter du congé et aller voir la famille. Toutefois, aux nouvelles guinéennes du soir (un jour, il faudra vous les filmer et les mettre sur le blog! C’est loin du Télé-journal!), le contraire est annoncé! Le gouvernement semble avoir changé d’idée! Ainsi, le lendemain, tous devaient donc être au travail! Nul besoin de vous mentionner que très peu de gens y étaient vraiment! C’est un magnifique exemple du chaos guinéen!

Ce week-end, Nic a participé à un tournoi de tennis à Kamsar qui fut un franc succès! Beaucoup de gens, petits et grands, y ont participé et c’était une belle réussite pour la cité. Évidemment, l’organisation a dû naviguer entre les contraintes religieuses et les retards typiquement guinéens, mais avec la bonne dose de flexibilité, le tournoi s’est très bien déroulé. Nic s’est même rendu jusqu’en demi-finale! Le week-end prochain, ce sont nos orphelins qui nous attendent! Toujours un agréable moment!

Nous avons gardé le meilleur pour la fin! Aujourd’hui même, Nic est passé en direct à la radio CBG! Hahaha! Nous en rions encore! Ce matin, Nic reçoit un appel au travail et l’homme au bout du fil lui demande (avec beaucoup trop d’enthousiasme!) à qui il parle. Nic, sûrement en plein milieu de quelque chose (on s’entend, il est au travail durant les heures de bureau, donc il travaille…!) est un peu bête et pressé et veut juste savoir à qui il parle et ce qu’il veut. Mais le gars en question insiste et veut vraiment savoir à qui il parle. Nic commence à s’impatienter et lui dit qui il est en lui redemandant la raison de son appel. L’animateur finit par lui dire qu’il est en direct à la radio et que le but de l’appel est juste de discuter avec quelqu’un! Justement, Nic n’avait rien à faire au beau milieu d’une journée de travail (sarcasme). Morale de l’histoire : l’animateur a été déçu d’entendre le vide comme réponse quand il demandait à Nic comment il allait. Les fidèles auditeurs de la radio CBG ont dû être déçus aussi…
Tout comme les nouvelles guinéennes, la radio, surtout celle de la CBG, a quelque chose d’unique qu’il est très difficile de décrire. Les cris étranges en plein milieu d’une chanson, les salutations qui n’en finissent plus, les capsules de santé et d’hygiène, les chansons de sécurité de la CBG… Bref, c’est TRÈS particulier et à des années lumières des radios commerciales de Montréal! Nic imite bien l’animateur vedette; vous lui demanderez de vous en faire la démonstration en mai!

Maintenant, quelques anecdotes et histoires en rafale :
-       En Guinée, il y a des hommes qui s’appellent Kaka…!
-      Kamsar a vu passé tellement de Québécois, que certains villageois sacrent… Ce n’est pas rare d’entendre un sacre après un coup raté au tennis! Nous espérons qu’ils ont retenu autres choses de leur passage!
-      Notre jardinier Mamadou est allé rendre visite à sa famille dans le Fouta Djalon (lieu de nos prochaines vacances). Il est parti pour trois semaines afin d’aller retrouver les siens qu’il n’a pas vu depuis cinq ans. Malgré que ce ne soit qu’à environ 500 km de Kamsar, c’est pour lui un long et cher voyage qu’il ne peut se permettre bien souvent.

Tenez bon (nous aussi, on doit tenir bon!), on vient vous rendre visite dans deux mois!
On vous embrasse!
Annick & Nicholas

dimanche 12 février 2012

Des noix de coco et des oranges!


Kamsar, 8 février 2012

Rien de bien nouveau depuis le dernier post. Nous nous portons bien et la routine suit son cours. La Guinée a été éliminée de la coupe des nations et il y a une vague de froid sur Kamsar! Hihihi! On vous l’assure! Les gens ne parlent que de ça ici cette semaine! Le matin tôt, il fait environ 25 degrés et il y a un genre de brouillard qui persiste pas mal toute la journée. Annick porte un veste pour aller dehors le matin : c’est bien trop frais; sans soleil, en plus! Et puis vous, votre hiver? ; - )

Maintenant, quelques anecdotes!

La semaine dernière, notre gardien Mamadou demande à Annick s’il peut aller chercher les noix de coco dans les arbres de la cour. Elle lui dit qu’il n’y a pas problème, mais lui demande comment il fera pour monter dans les arbres qui ont sans doute 20 pieds de haut. Il lui répond qu’un petit (ce qui veut dire à peu près n’importe quel garçon entre 5 ans et 18 ans) va monter dans le cocotier. Elle ne croit que le bureau des normes du travail accepterait ça, mais bon, nous sommes en Guinée quand même! Cinq minutes plus tard, il y a donc un jeune d’environ 16 ans qui grimpe sur le tronc tel un singe et qui fait tomber une quinzaine de noix de coco par arbre! C’est ce que l’on appelle du divertissement! En plus, tout le quartier a été alerté : un Guinéen grimpe dans l’arbre d’un expatrié! Il y avait un attroupement de jeunes et de gardiens à l’extérieur de la cour qui voulait voir et surtout, avoir des noix de coco! Tout cela a créé bien de l’action et était bien amusant! Les noix de coco ont été partagées et tout le monde était content!

Regardez tout au haut de l'arbre!

Toute une technique!

Les fameuses noix de coco

D’abord, précisons que présentement en Guinée, c’est la saison des oranges. Il y en a partout! Donc, ce week-end, nous sommes allés passer le week-end à l’orphelinat et sur la route du retour, des dizaines et des dizaines de femmes vendaient des oranges. Annick s’était fait dire que les prix étaient imbattables sur le bord de la route et avait donc pris la décision de faire des provisions. Au hasard, nous avons sélectionné un « kiosque » (c’est un grand mot ; oubliez votre idée de kiosque de fraises et framboises ou encore de blés d’inde! C’est plutôt une femme ou deux, debout, sur le bord de la route avec des bols remplis d’oranges qu’elles disposent en forme de pyramides.) et nous nous sommes arrêtés. Les fruits et légumes étant le domaine d’activité d’Annick, elle sort du véhicule pour aller voir les deux dames. Dèjà, du moment où elles avaient vu des « Fote » dans la voiture, elles étaient prêtes à sortir leur français du dimanche et à marchander! En traversant la route, Annick les entendait déjà dire « bon prix, bon prix », « bonnes, bonnes »! Ça risquait d’être amusant! Les deux femmes situées au même endroit, vendant exactement la même chose étaient en compétition pour avoir notre 10 000 GNF (1,15$CAD)! Chacune à leur tour, elle attirait mon attention pour que je regarde leurs paniers plutôt que ceux de l’autre dame et me disait que ses oranges étaient plus belles! En réalité, c’était évidemment exactement la MÊME chose! Annick finit par choisir une des deux dames (la moins agressive!) et achète entre 3 et 4 kilos d’oranges pour 10 000 GNF. De l’autre côté de la route, Nic se demande combien ça venait de coûter tout ça! Il y en avait des oranges! Pour terminer, la dame de qui Annick n’avait pas acheté lui demande comment elle s’appelle, où elle habite et lui dit qu’elle est bien gentille! On voit que la rancune n’était pas du tout au rendez-vous et que les deux dames étaient sans doute bien heureuses d’avoir vendu à une « Fote »!



Tel que mentionné précédemment, nous sommes allés rendre visite à nos petits monstres le week-end dernier. Pour la première fois, nous avons dormi à l’orphelinat et donc passé beaucoup plus de temps avec eux. Le samedi après-midi, un peu de télé et un match de foot (soccer). Le soir, c’est le cinéma sur un grand écran et tout le village peut y assister. Il y avait énormément d’enfants! Après une nuit où nous avons dû tuer deux méga araignées avant d’aller dormir (nous pouvons vous assurer que nous avons dormi sous le filet et qu’il était TRÈS bien placé sous le matelas!), nous avons préparé les enfants pour aller jouer à la plage. Nous y avons fait plein de châteaux de sable! Pour le dîner, nous avons mangé de la lasagnA préparée par une MamA italianA! Quelle chance de faire du bénévolat dans un orphelinat d’origine italienne! C’était délicieux! Après ce copieux repas, nous avons fait du bricolage et des dessins avec les enfants qui le voulaient bien. Nous avions apporté des crayons de couleurs, des cahiers pour colorier, du carton, etc. Les enfants étaient bien contents! Ensuite, retour à Kamsar, exténués, mais combien heureux d’avoir vu nos petits mousses! On lève d’ailleurs notre chapeau aux éducateurs qui vivent là-bas à temps plein : vous avez toute notre admiration!

Un petit monstre!

Un autre petit monstre!

Un jour d'école à l'orphelinat

Pour terminer, notre retour au Canada approche à grand pas et nous sollicitons votre générosité pour tous vêtements, souliers, matériels éducatifs, livres, jeux pour enfants ou tout ce que vous croyez pouvoir être utile pour les gens de la Guinée dont vous n’avez plus de besoin. Nous nous assurerons que quelqu’un en bénéficiera.

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

mardi 24 janvier 2012

Des histoires avec les Guinéens qui nous entourent!


Kamsar, 24 janvier 2012

Vous aurez beaucoup de lecture dans les prochains jours : notre voyage et un peu de notre quotidien!

Abdoulaye, homme de ménage
Tout d’abord, grâce à toute la neige que vous avez reçue au Québec, Annick a enfin pu montrer à Abdoulaye à quoi ressemblait la neige! Elle lui a montré deux photos typiques d’un dur hiver à Montréal et il était complètement abasourdi! Elle a entendu des « oooh », « aaah » et le fameux « hé! » des Guinéens lorsqu’ils sont dépassés par quelque chose! Il mettait la main devant sa bouche et n’en revenait tout simplement pas! Il a même demandé si les voitures gelaient! Annick a dû lui expliquer qu’elles ne gelaient pas vraiment, mais qu’on devait les pelleter et les gratter. Ça semblait être un concept assez flou pour lui! Bref, c’était un moment de pur bonheur!

Fatoumata, vendeuse de fruits et de légumes
Comme nous l’avons déjà mentionné sur le blog, les vendeuses de fruits et de légumes se présentent à la porte de notre portail pour venir vendre leurs marchandises. Un soir après le souper, Fatoumata cogne au portail avec en main, une poule encore vivante qu’elle tient par les pattes. Annick sort à l’extérieur et constate la poule… Hahahaha! C’est un peu un choc! Fatoumata tente de lui vendre la poule et lui dit que c’est une grosse poule et que c’est rare! Annick encore troublée refuse d’acheter la poule pour plusieurs raisons, dont celles-ci : ici, les poules vivent dans la rue et se nourrissent de vidanges et c’est certain que si nous avions décidé de l’acheter, nous aurions assister à un meurtre animalier dans notre cour puisque Fatoumata nous l’aurait toute arrangée! On s’en est bien sorti, mais la vendeuse ne comprenait pas du tout le dédain d’Annick vis-à-vis de la poule encore vivante et Annick rit encore quand elle pense à l’image de Fatoumata qui lui met presque la poule au visage pour lui montrer à quel point elle est grosse et Annick qui tente de reculer le plus loin possible de l’animal! Encore une fois, tout un moment!

Abouacar, professeur de tennis
Annick suit toujours des cours de tennis, une fois par semaine. Lors de sa dernière session d’entraînement, son professeur lui a dit quelque chose d’assez cocasse d’un point de vue occidental. Il lui a dit qu’elle deviendrait bonne au tennis, inch’allah, ce qui signifie si Allah le veut. Cette expression est utilisée à toutes les sauces ici, mais franchement, celle-là a eu la particularité de nous surprendre bien que nous l’entendions plus souvent qu’à notre tour depuis notre arrivée ici. Espérons donc qu’Allah voudra bien conférer à Annick des talents de tenniswoman!

En terminant, nous sommes bien heureux de vous annoncer que nous serons à Montréal entre la mi-mai jusqu’à la fin du mois et qu’Annick en profitera un peu plus longtemps, jusqu’à la mi-juin. Lorsque les dates seront fixées, nous vous en ferons part!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

Notre récit de voyage - Afrique australe décembre 2011-janvier 2012


Voici le récit tant attendu de notre dernier périple!

Donc, voilà le projet : commencer par les chutes Victoria pour ensuite aller voir les parcs du Botswana et finir en 4x4 (avec une tente sur le toit du camion) dans la nature de la Namibie.
Après un douloureux itinéraire de : CKY-CDG (nuit), CDG-CAI, CAI-JNB (2e nuit), JNB-LVI et 7 contrôles de sécurité, nous sommes arrivés au point de départ.

Zambia-bia, hey, hey…
Nous avons donc d’abord débuté en Zambie pour découvrir les majestueuses chutes Victoria. Nous nous sommes d’ailleurs félicités d’être allés voir ce site exceptionnel car nous avons aussi pu apprécier la délicieuse nourriture Zambienne (visashi, occra, poisson braisé, agneau…) et les sourires des Zambiens.  Le voyage débutait vraiment en force et déjà, nous remarquions que les gens agissent différemment, que la ville était propre, que l’air sentait bon. Un autre bonus que nous n’avons pas en Guinée : une structure touristique non seulement fonctionnelle, mais bien calibrée ! On adore!
Les chutes Victoria
 Botswana
Après notre mini escapade Zambienne, notre itinéraire nous a mené dans le pays voisin : le Botswana. Une traversée de frontière des plus simples et en prime, sans corruption apparente! Premier arrêt, le parc national de Chobe où nous avons pu observer une quantité innombrable d’animaux. Un tour de bateau en fin de journée nous a permis d’apercevoir des hippopotames, des crocodiles, des éléphants et des buffles. Le lendemain matin très tôt, toujours dans le parc de Chobe, un tour en camion safari nous a amené très près des impalas, des aigles, de toutes sortes d’oiseaux et surtout d’un magnifique léopard! Quel chance d’avoir aperçu cet animal habituellement très difficile à voir. 

Des buffles dans Chobe

Il n'a pas l'air sympatique celui-là!

Un troupeau d'éléphants dans Chobe

Des hippopotames pas contents et un peu trop près du bateau!

Le fameux léopard
Après les safaris, nous nous sommes dirigés vers le delta de l’Okavango où nous avons tout d’abord fait un vol aérien spectaculaire au dessus du delta. Il faut vraiment être en altitude pour mieux concevoir l’espace immense occupé par les méandres d’eau. De plus, voir les animaux à partir du ciel était un incroyable spectacle. Nous avons ensuite continué notre découverte du delta en le visitant à partir d’un mokoro (un tronc d’arbre évidé qui sert de canot). Cette petite barque était notre moyen de transport vers notre camping de brousse dans le delta. 3 jours et 2 nuits à vivre comme et avec les pulas (habitants du delta) qui ont été très généreux avec nous : marches safari (où nous avons eu la chance de voir des girafes, des zèbres, des gnous et des impalas) partage de nourriture, chants, etc. Dans ce type de camping, nous devons être prudents : ce sont nous qui sommes dans le milieu naturel des animaux! Nous devons donc respecter leur espace!

Couchée de soleil dans le delta de l'Okavango

Le delta vu des airs

Nous en mokoro

Tellement zen...
La tête déjà remplie de souvenirs intarissables, nous avons ensuite poursuivi la route vers le désert du Kalahari où nous avons rencontré les Sans qui sont les Bushmen du désert. Ils nous ont expliqué comment ils survivent, ce qui se mange et ce qui ne se mange pas parmi les plantes et les racines poussant dans le désert et ils ont même fait du feu à partir de deux bouts de bois! Impressionnant! Le soir, nous avons assisté à leurs chants et danses : un souvenir qui restera longtemps gravé dans nos mémoires.
Une dame Sans

Une magnifique soirée de chants traditionnels Sans
En somme, les Botswanais sont gentils et accueillants et leur pays est propre et développé. Nous avons profité des grandes épiceries et de la variété qui s’en suit! Bien différent de la Guinée et combien apprécié après 6 mois loin de toute abondance!

Namibie
Déjà 10 jours s’étaient déjà écoulés quand nous avons atteint la frontière de la Namibie, mais notre périple était loin d’être terminé. Nous avons pris possession de notre 4x4 (nommé Nelson en l’honneur de Nelson Mandela)  dans la capitale, Windhoek. Nous sommes immédiatement partis vers notre prochaine destination : Otjiwarongo (situé dans le Waterberg Plateau) où nous avons passé la nuit. Le lendemain, destination centre de conservation des guépards où il nous a été possible de voir ces bêtes magnifiques (de très, très près!) et de mieux comprendre les dures réalités de leur survie difficile.
Vivement la clôture qui nous sépare!
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le parc national d’Etosha pour y compléter nos safaris et espérons-le, voir tous les animaux que nous avions sur notre liste! Là-bas, nous allions voir les animaux avec notre propre véhicule et il y en avait tellement qu’il fallait faire attention en conduisant pour ne pas avoir d’accident ! Nous étions bien contents d’avoir pu compléter notre liste : oryx, phacochères, girafes, zèbres, impalas, gnous, autruches, rhinocéros et finalement, UN lion mâle (de très loin, donc la photo ne valait pas la peine!)!
Une girafe dans le parc d'Etosha

Un gnou, toujours dans Etosha

Un oryx

Des rhinocéros en plein affrontement

C'est Alakazou! D'ailleurs, il s'agit maintenant de notre viande favorite!
Des autruches
Après quelques jours de ‘self drive’ dans les pistes et dans les trous d’eau (un plaisir pour Nic!), nous sommes partis à la rencontre des Himbas à Opuwo. Rencontrer ces survivants des plateaux désertiques a été une belle expérience, mais nous nous sommes vraiment félicités d’avoir acheté de la nourriture à offrir et d’avoir engagé un guide local pour pouvoir communiquer plus facilement. Avec leurs longs cheveux en dreads et la peau recouverte d’une sorte d’huile rouge qui protège du soleil et des moustiques, les Himbas sont vraiment uniques. Ils sont souvent représentés sur les photos de l’Afrique dû à leur accoutrement et leur rencontre fut un moment fort de notre voyage. Comme lors de chaque rencontre d’un peuple inconnu, il nous faut toujours naviguer entre notre volonté de tout voir et de prendre des milliers de clichés et le respect que nous devons accorder à ces femmes et à ces hommes qui ne sont pas des curiosités photographiques, mais bien des humains comme nous tous. C’est aussi en discutant avec ces gens qu’on se rend compte que la vie comme on la conçoit en Occident est à des millénaires des réalités d’ici. C’est aussi ça, la vie. Il faut le réaliser. 

Annick qui se fait appliquer la crème rouge des femmes Himbas

Une femme Himba dans toute sa beauté
Le lendemain de cette belle rencontre, nous avons été admiré des gravures dans la roche qui datent d’environ 6000 ans. Celles-ci servaient de moyens de communication entre les gens pour informer des lieux de chasse et des points d’eau.
Des girafes sur la route!

Un petit arrêt pour contempler le paysage
Toute la côte de la Namibie a été un délice à traverser avec Nelson. Nous avons vu des animaux du désert, puis des plaines immenses, puis des montagnes de 2000m. Nous avons traversé une partie de la skeleton coast en étant les spectateurs du combat éternel entre la mer et la terre et nous avons vu certaines des épaves de bateau qui jonchent les rives de sable fin. Nous avons même eu l’opportunité (…) de prendre notre temps pour apprécier le paysage quand nous sommes restés coincé dans le sable pendant près de 8 heures. Le type d’expérience dont on ne rit pas quand elle arrive, mais dont on rit beaucoup une fois que nous en sommes sortis !
Ouin... sans commentaire!

Skeleton coast
Après cette mésaventure, un arrêt à une colonie de 10 000 phoques (impressionnant, bruyant et odeur nauséabonde!), encore plus de paysages à couper le souffle, et des kilomètres et des kilomètres de route, nous sommes arrivés à Swakopmund, la 2e ville du pays (20 000 habitants). C’était pour nous le retour à la civilisation après plusieurs jours où les contacts humains se faisaient rare! Les petits avantages simples de vivre en ville sont anodins, mais quand nous en sommes privés, nous en souffrons automatiquement. Swakop nous a permis de nous réconcilier avec la ville en nous offrant de petites boutiques, de bons restaurants, de la crème glacée et une grande épicerie pour nous ravitailler. Même les routes étaient goudronnées ! Un bon repos psychologique.
Nous à Swakopmund

Les phoques!
Notre voyage d’aventure n’étant pas encore terminé, nous avons rapidement tracé pour nous rendre vers le parc du Naukluft où nous avons pu apprécier de superbes paysages à travers une randonnée forte en émotions : nombreux animaux sauvages (Kudus, babouins, scarabées, serpents), manque d’eau (malgré le 5 litres disponibles en début de journée), perte du chemin à suivre et chaleur plus qu’intense (plus de 35 degrés dans le désert, donc sans ombre)! 

Paysage du Naukluft
Après avoir survécu à cette autre aventure, il était temps de nous diriger vers les dernières attractions d’importance de notre voyage : Sossusvlei et le Deadvlei. La première nous a permis d’observer de magnifiques dunes de sable rouges, dont la dune 45 que nous avons pu monté. La seconde, un lac de calcaire séché entouré de dunes et couvert d’arbres pétrifiés, était unique. Un lieu tellement aride, mais aussi tellement relaxant. 
Le deadvlei

La dune 45
Le temps avait passé et il était maintenant rendu éminent que nous devions retourner à la maison. La visite de Windhoek (prononcé Vindthok) s’est composée de magasinage (nous étions bien énervés!) et d’un délicieux souper au Joe’s beerhouse à manger de l’autruche, du zèbre, du kudu, de l’impala, de l’oryx et du crocodile (oui, oui !). Tout cela a très bien conclu notre voyage d’aventure en Afrique australe. Et hop, en route vers l’aéroport!

Tout comme le Botswana et la Zambie, la Namibie est un magnifique pays bien développé et fortement influencé par ses voisins sud-africains. Tout le monde ou presque y parle anglais et les gens sont très gentils!

Épilogue
L’Afrique, c’est l’Afrique que nous soyons en territoire austral ou sur la côte ouest. Toutefois, nous avons pu découvrir que le niveau de développement et les différents peuples y sont forts différents. Il n’est jamais facile de voyager en Afrique : une rencontre impromptue avec un arbre qui nous a coûté un pare-choc, un remorquage, des gens voulant nous voler et un tour à l’hôpital incluant des antibiotiques et une piqûre plus tard (ne vous inquiétez pas, Nic est maintenant en parfaite santé !), nous pouvons dire que nous ne manquons pas d’anecdotes! Mais le voyage fut aussi  3890 km d’aventures, des rencontres uniques, des paysages somptueux, des couchers et levés de soleils imbattables et bien d’autres.

2 journées plus tard (en incluant 5 décollages dont 2 avec Etiopian Airlines… imaginez-vous les avions d’il y a 10 ans…!), nous sommes arrivés à Kamsar avec pleins d’histoires à raconter et encore plus de souvenirs auxquels rêver.

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

lundi 16 janvier 2012

De retour après un incroyable voyage et de la grande visite à Kamsar!


Kamsar, 16 janvier 2012

Le dernier mois fut rempli d’aventures et de découvertes et c’est pour cette raison que nous fûmes muets sur le blog! Notre voyage zambien, botswanais et namibien nous a permis de découvrir des pays tout simplement magnifiques et nous a offert une autre vision du continent africain. Nous prenons le temps de vous rédiger nos récits et les photos viendront bientôt (c’est long trier 1600 photos….!) Pour vous donner un avant-goût, le voyage fut à notre image : remplie de péripéties, de rencontres culturelles et de plein-air!

Tout de suite après notre retour, nous avons accueilli à Kamsar la maman de Nicholas et son conjoint! Après 2 semaines passées au Sénégal, Suzanne et Pierre sont venus nous rendre visite! Une semaine très chargée les attendait : visite de Kamsar, rencontre des gens qui gravitent autour de nous, visite de la mine et de l’usine, promenade au marché, visite du village de Taigbe etc. Nous étions ravis de les voir et bien triste de les laisser partir! Nous les aurions bien gardés à la maison un peu plus longtemps!

Notre petite vie ici continue et nous vous tenons au courant de nos prochaines aventures guinéennes! Pour l’instant, on peut vous dire que nous sommes bien énervés par l’ouverture d’une nouvelle épicerie de produits occidentaux et d’un nouveau restaurant! Wow! On apprend à apprécier les petits évènements! La coupe d’Afrique (soccer) débute prochainement et les Guinéens suivront les matchs religieusement! Sinon, c’est la petite routine et à notre propre étonnement, nous étions heureux de revenir à Kamsar après les vacances ; nous y avons fait notre petit nid et nous sommes bien ici.

Nous avons entendu dire que vous aviez reçu beaucoup de neige dans les derniers jours… bon pelletage! Hihihi! Soyez prudents! Pour notre part, c’est difficile à croire, mais ces temps-ci, le temps est frais le matin : peut-être 25°C! : - )

On vous embrasse!
Annick & Nicholas