dimanche 12 février 2012

Des noix de coco et des oranges!


Kamsar, 8 février 2012

Rien de bien nouveau depuis le dernier post. Nous nous portons bien et la routine suit son cours. La Guinée a été éliminée de la coupe des nations et il y a une vague de froid sur Kamsar! Hihihi! On vous l’assure! Les gens ne parlent que de ça ici cette semaine! Le matin tôt, il fait environ 25 degrés et il y a un genre de brouillard qui persiste pas mal toute la journée. Annick porte un veste pour aller dehors le matin : c’est bien trop frais; sans soleil, en plus! Et puis vous, votre hiver? ; - )

Maintenant, quelques anecdotes!

La semaine dernière, notre gardien Mamadou demande à Annick s’il peut aller chercher les noix de coco dans les arbres de la cour. Elle lui dit qu’il n’y a pas problème, mais lui demande comment il fera pour monter dans les arbres qui ont sans doute 20 pieds de haut. Il lui répond qu’un petit (ce qui veut dire à peu près n’importe quel garçon entre 5 ans et 18 ans) va monter dans le cocotier. Elle ne croit que le bureau des normes du travail accepterait ça, mais bon, nous sommes en Guinée quand même! Cinq minutes plus tard, il y a donc un jeune d’environ 16 ans qui grimpe sur le tronc tel un singe et qui fait tomber une quinzaine de noix de coco par arbre! C’est ce que l’on appelle du divertissement! En plus, tout le quartier a été alerté : un Guinéen grimpe dans l’arbre d’un expatrié! Il y avait un attroupement de jeunes et de gardiens à l’extérieur de la cour qui voulait voir et surtout, avoir des noix de coco! Tout cela a créé bien de l’action et était bien amusant! Les noix de coco ont été partagées et tout le monde était content!

Regardez tout au haut de l'arbre!

Toute une technique!

Les fameuses noix de coco

D’abord, précisons que présentement en Guinée, c’est la saison des oranges. Il y en a partout! Donc, ce week-end, nous sommes allés passer le week-end à l’orphelinat et sur la route du retour, des dizaines et des dizaines de femmes vendaient des oranges. Annick s’était fait dire que les prix étaient imbattables sur le bord de la route et avait donc pris la décision de faire des provisions. Au hasard, nous avons sélectionné un « kiosque » (c’est un grand mot ; oubliez votre idée de kiosque de fraises et framboises ou encore de blés d’inde! C’est plutôt une femme ou deux, debout, sur le bord de la route avec des bols remplis d’oranges qu’elles disposent en forme de pyramides.) et nous nous sommes arrêtés. Les fruits et légumes étant le domaine d’activité d’Annick, elle sort du véhicule pour aller voir les deux dames. Dèjà, du moment où elles avaient vu des « Fote » dans la voiture, elles étaient prêtes à sortir leur français du dimanche et à marchander! En traversant la route, Annick les entendait déjà dire « bon prix, bon prix », « bonnes, bonnes »! Ça risquait d’être amusant! Les deux femmes situées au même endroit, vendant exactement la même chose étaient en compétition pour avoir notre 10 000 GNF (1,15$CAD)! Chacune à leur tour, elle attirait mon attention pour que je regarde leurs paniers plutôt que ceux de l’autre dame et me disait que ses oranges étaient plus belles! En réalité, c’était évidemment exactement la MÊME chose! Annick finit par choisir une des deux dames (la moins agressive!) et achète entre 3 et 4 kilos d’oranges pour 10 000 GNF. De l’autre côté de la route, Nic se demande combien ça venait de coûter tout ça! Il y en avait des oranges! Pour terminer, la dame de qui Annick n’avait pas acheté lui demande comment elle s’appelle, où elle habite et lui dit qu’elle est bien gentille! On voit que la rancune n’était pas du tout au rendez-vous et que les deux dames étaient sans doute bien heureuses d’avoir vendu à une « Fote »!



Tel que mentionné précédemment, nous sommes allés rendre visite à nos petits monstres le week-end dernier. Pour la première fois, nous avons dormi à l’orphelinat et donc passé beaucoup plus de temps avec eux. Le samedi après-midi, un peu de télé et un match de foot (soccer). Le soir, c’est le cinéma sur un grand écran et tout le village peut y assister. Il y avait énormément d’enfants! Après une nuit où nous avons dû tuer deux méga araignées avant d’aller dormir (nous pouvons vous assurer que nous avons dormi sous le filet et qu’il était TRÈS bien placé sous le matelas!), nous avons préparé les enfants pour aller jouer à la plage. Nous y avons fait plein de châteaux de sable! Pour le dîner, nous avons mangé de la lasagnA préparée par une MamA italianA! Quelle chance de faire du bénévolat dans un orphelinat d’origine italienne! C’était délicieux! Après ce copieux repas, nous avons fait du bricolage et des dessins avec les enfants qui le voulaient bien. Nous avions apporté des crayons de couleurs, des cahiers pour colorier, du carton, etc. Les enfants étaient bien contents! Ensuite, retour à Kamsar, exténués, mais combien heureux d’avoir vu nos petits mousses! On lève d’ailleurs notre chapeau aux éducateurs qui vivent là-bas à temps plein : vous avez toute notre admiration!

Un petit monstre!

Un autre petit monstre!

Un jour d'école à l'orphelinat

Pour terminer, notre retour au Canada approche à grand pas et nous sollicitons votre générosité pour tous vêtements, souliers, matériels éducatifs, livres, jeux pour enfants ou tout ce que vous croyez pouvoir être utile pour les gens de la Guinée dont vous n’avez plus de besoin. Nous nous assurerons que quelqu’un en bénéficiera.

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

mardi 24 janvier 2012

Des histoires avec les Guinéens qui nous entourent!


Kamsar, 24 janvier 2012

Vous aurez beaucoup de lecture dans les prochains jours : notre voyage et un peu de notre quotidien!

Abdoulaye, homme de ménage
Tout d’abord, grâce à toute la neige que vous avez reçue au Québec, Annick a enfin pu montrer à Abdoulaye à quoi ressemblait la neige! Elle lui a montré deux photos typiques d’un dur hiver à Montréal et il était complètement abasourdi! Elle a entendu des « oooh », « aaah » et le fameux « hé! » des Guinéens lorsqu’ils sont dépassés par quelque chose! Il mettait la main devant sa bouche et n’en revenait tout simplement pas! Il a même demandé si les voitures gelaient! Annick a dû lui expliquer qu’elles ne gelaient pas vraiment, mais qu’on devait les pelleter et les gratter. Ça semblait être un concept assez flou pour lui! Bref, c’était un moment de pur bonheur!

Fatoumata, vendeuse de fruits et de légumes
Comme nous l’avons déjà mentionné sur le blog, les vendeuses de fruits et de légumes se présentent à la porte de notre portail pour venir vendre leurs marchandises. Un soir après le souper, Fatoumata cogne au portail avec en main, une poule encore vivante qu’elle tient par les pattes. Annick sort à l’extérieur et constate la poule… Hahahaha! C’est un peu un choc! Fatoumata tente de lui vendre la poule et lui dit que c’est une grosse poule et que c’est rare! Annick encore troublée refuse d’acheter la poule pour plusieurs raisons, dont celles-ci : ici, les poules vivent dans la rue et se nourrissent de vidanges et c’est certain que si nous avions décidé de l’acheter, nous aurions assister à un meurtre animalier dans notre cour puisque Fatoumata nous l’aurait toute arrangée! On s’en est bien sorti, mais la vendeuse ne comprenait pas du tout le dédain d’Annick vis-à-vis de la poule encore vivante et Annick rit encore quand elle pense à l’image de Fatoumata qui lui met presque la poule au visage pour lui montrer à quel point elle est grosse et Annick qui tente de reculer le plus loin possible de l’animal! Encore une fois, tout un moment!

Abouacar, professeur de tennis
Annick suit toujours des cours de tennis, une fois par semaine. Lors de sa dernière session d’entraînement, son professeur lui a dit quelque chose d’assez cocasse d’un point de vue occidental. Il lui a dit qu’elle deviendrait bonne au tennis, inch’allah, ce qui signifie si Allah le veut. Cette expression est utilisée à toutes les sauces ici, mais franchement, celle-là a eu la particularité de nous surprendre bien que nous l’entendions plus souvent qu’à notre tour depuis notre arrivée ici. Espérons donc qu’Allah voudra bien conférer à Annick des talents de tenniswoman!

En terminant, nous sommes bien heureux de vous annoncer que nous serons à Montréal entre la mi-mai jusqu’à la fin du mois et qu’Annick en profitera un peu plus longtemps, jusqu’à la mi-juin. Lorsque les dates seront fixées, nous vous en ferons part!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

Notre récit de voyage - Afrique australe décembre 2011-janvier 2012


Voici le récit tant attendu de notre dernier périple!

Donc, voilà le projet : commencer par les chutes Victoria pour ensuite aller voir les parcs du Botswana et finir en 4x4 (avec une tente sur le toit du camion) dans la nature de la Namibie.
Après un douloureux itinéraire de : CKY-CDG (nuit), CDG-CAI, CAI-JNB (2e nuit), JNB-LVI et 7 contrôles de sécurité, nous sommes arrivés au point de départ.

Zambia-bia, hey, hey…
Nous avons donc d’abord débuté en Zambie pour découvrir les majestueuses chutes Victoria. Nous nous sommes d’ailleurs félicités d’être allés voir ce site exceptionnel car nous avons aussi pu apprécier la délicieuse nourriture Zambienne (visashi, occra, poisson braisé, agneau…) et les sourires des Zambiens.  Le voyage débutait vraiment en force et déjà, nous remarquions que les gens agissent différemment, que la ville était propre, que l’air sentait bon. Un autre bonus que nous n’avons pas en Guinée : une structure touristique non seulement fonctionnelle, mais bien calibrée ! On adore!
Les chutes Victoria
 Botswana
Après notre mini escapade Zambienne, notre itinéraire nous a mené dans le pays voisin : le Botswana. Une traversée de frontière des plus simples et en prime, sans corruption apparente! Premier arrêt, le parc national de Chobe où nous avons pu observer une quantité innombrable d’animaux. Un tour de bateau en fin de journée nous a permis d’apercevoir des hippopotames, des crocodiles, des éléphants et des buffles. Le lendemain matin très tôt, toujours dans le parc de Chobe, un tour en camion safari nous a amené très près des impalas, des aigles, de toutes sortes d’oiseaux et surtout d’un magnifique léopard! Quel chance d’avoir aperçu cet animal habituellement très difficile à voir. 

Des buffles dans Chobe

Il n'a pas l'air sympatique celui-là!

Un troupeau d'éléphants dans Chobe

Des hippopotames pas contents et un peu trop près du bateau!

Le fameux léopard
Après les safaris, nous nous sommes dirigés vers le delta de l’Okavango où nous avons tout d’abord fait un vol aérien spectaculaire au dessus du delta. Il faut vraiment être en altitude pour mieux concevoir l’espace immense occupé par les méandres d’eau. De plus, voir les animaux à partir du ciel était un incroyable spectacle. Nous avons ensuite continué notre découverte du delta en le visitant à partir d’un mokoro (un tronc d’arbre évidé qui sert de canot). Cette petite barque était notre moyen de transport vers notre camping de brousse dans le delta. 3 jours et 2 nuits à vivre comme et avec les pulas (habitants du delta) qui ont été très généreux avec nous : marches safari (où nous avons eu la chance de voir des girafes, des zèbres, des gnous et des impalas) partage de nourriture, chants, etc. Dans ce type de camping, nous devons être prudents : ce sont nous qui sommes dans le milieu naturel des animaux! Nous devons donc respecter leur espace!

Couchée de soleil dans le delta de l'Okavango

Le delta vu des airs

Nous en mokoro

Tellement zen...
La tête déjà remplie de souvenirs intarissables, nous avons ensuite poursuivi la route vers le désert du Kalahari où nous avons rencontré les Sans qui sont les Bushmen du désert. Ils nous ont expliqué comment ils survivent, ce qui se mange et ce qui ne se mange pas parmi les plantes et les racines poussant dans le désert et ils ont même fait du feu à partir de deux bouts de bois! Impressionnant! Le soir, nous avons assisté à leurs chants et danses : un souvenir qui restera longtemps gravé dans nos mémoires.
Une dame Sans

Une magnifique soirée de chants traditionnels Sans
En somme, les Botswanais sont gentils et accueillants et leur pays est propre et développé. Nous avons profité des grandes épiceries et de la variété qui s’en suit! Bien différent de la Guinée et combien apprécié après 6 mois loin de toute abondance!

Namibie
Déjà 10 jours s’étaient déjà écoulés quand nous avons atteint la frontière de la Namibie, mais notre périple était loin d’être terminé. Nous avons pris possession de notre 4x4 (nommé Nelson en l’honneur de Nelson Mandela)  dans la capitale, Windhoek. Nous sommes immédiatement partis vers notre prochaine destination : Otjiwarongo (situé dans le Waterberg Plateau) où nous avons passé la nuit. Le lendemain, destination centre de conservation des guépards où il nous a été possible de voir ces bêtes magnifiques (de très, très près!) et de mieux comprendre les dures réalités de leur survie difficile.
Vivement la clôture qui nous sépare!
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le parc national d’Etosha pour y compléter nos safaris et espérons-le, voir tous les animaux que nous avions sur notre liste! Là-bas, nous allions voir les animaux avec notre propre véhicule et il y en avait tellement qu’il fallait faire attention en conduisant pour ne pas avoir d’accident ! Nous étions bien contents d’avoir pu compléter notre liste : oryx, phacochères, girafes, zèbres, impalas, gnous, autruches, rhinocéros et finalement, UN lion mâle (de très loin, donc la photo ne valait pas la peine!)!
Une girafe dans le parc d'Etosha

Un gnou, toujours dans Etosha

Un oryx

Des rhinocéros en plein affrontement

C'est Alakazou! D'ailleurs, il s'agit maintenant de notre viande favorite!
Des autruches
Après quelques jours de ‘self drive’ dans les pistes et dans les trous d’eau (un plaisir pour Nic!), nous sommes partis à la rencontre des Himbas à Opuwo. Rencontrer ces survivants des plateaux désertiques a été une belle expérience, mais nous nous sommes vraiment félicités d’avoir acheté de la nourriture à offrir et d’avoir engagé un guide local pour pouvoir communiquer plus facilement. Avec leurs longs cheveux en dreads et la peau recouverte d’une sorte d’huile rouge qui protège du soleil et des moustiques, les Himbas sont vraiment uniques. Ils sont souvent représentés sur les photos de l’Afrique dû à leur accoutrement et leur rencontre fut un moment fort de notre voyage. Comme lors de chaque rencontre d’un peuple inconnu, il nous faut toujours naviguer entre notre volonté de tout voir et de prendre des milliers de clichés et le respect que nous devons accorder à ces femmes et à ces hommes qui ne sont pas des curiosités photographiques, mais bien des humains comme nous tous. C’est aussi en discutant avec ces gens qu’on se rend compte que la vie comme on la conçoit en Occident est à des millénaires des réalités d’ici. C’est aussi ça, la vie. Il faut le réaliser. 

Annick qui se fait appliquer la crème rouge des femmes Himbas

Une femme Himba dans toute sa beauté
Le lendemain de cette belle rencontre, nous avons été admiré des gravures dans la roche qui datent d’environ 6000 ans. Celles-ci servaient de moyens de communication entre les gens pour informer des lieux de chasse et des points d’eau.
Des girafes sur la route!

Un petit arrêt pour contempler le paysage
Toute la côte de la Namibie a été un délice à traverser avec Nelson. Nous avons vu des animaux du désert, puis des plaines immenses, puis des montagnes de 2000m. Nous avons traversé une partie de la skeleton coast en étant les spectateurs du combat éternel entre la mer et la terre et nous avons vu certaines des épaves de bateau qui jonchent les rives de sable fin. Nous avons même eu l’opportunité (…) de prendre notre temps pour apprécier le paysage quand nous sommes restés coincé dans le sable pendant près de 8 heures. Le type d’expérience dont on ne rit pas quand elle arrive, mais dont on rit beaucoup une fois que nous en sommes sortis !
Ouin... sans commentaire!

Skeleton coast
Après cette mésaventure, un arrêt à une colonie de 10 000 phoques (impressionnant, bruyant et odeur nauséabonde!), encore plus de paysages à couper le souffle, et des kilomètres et des kilomètres de route, nous sommes arrivés à Swakopmund, la 2e ville du pays (20 000 habitants). C’était pour nous le retour à la civilisation après plusieurs jours où les contacts humains se faisaient rare! Les petits avantages simples de vivre en ville sont anodins, mais quand nous en sommes privés, nous en souffrons automatiquement. Swakop nous a permis de nous réconcilier avec la ville en nous offrant de petites boutiques, de bons restaurants, de la crème glacée et une grande épicerie pour nous ravitailler. Même les routes étaient goudronnées ! Un bon repos psychologique.
Nous à Swakopmund

Les phoques!
Notre voyage d’aventure n’étant pas encore terminé, nous avons rapidement tracé pour nous rendre vers le parc du Naukluft où nous avons pu apprécier de superbes paysages à travers une randonnée forte en émotions : nombreux animaux sauvages (Kudus, babouins, scarabées, serpents), manque d’eau (malgré le 5 litres disponibles en début de journée), perte du chemin à suivre et chaleur plus qu’intense (plus de 35 degrés dans le désert, donc sans ombre)! 

Paysage du Naukluft
Après avoir survécu à cette autre aventure, il était temps de nous diriger vers les dernières attractions d’importance de notre voyage : Sossusvlei et le Deadvlei. La première nous a permis d’observer de magnifiques dunes de sable rouges, dont la dune 45 que nous avons pu monté. La seconde, un lac de calcaire séché entouré de dunes et couvert d’arbres pétrifiés, était unique. Un lieu tellement aride, mais aussi tellement relaxant. 
Le deadvlei

La dune 45
Le temps avait passé et il était maintenant rendu éminent que nous devions retourner à la maison. La visite de Windhoek (prononcé Vindthok) s’est composée de magasinage (nous étions bien énervés!) et d’un délicieux souper au Joe’s beerhouse à manger de l’autruche, du zèbre, du kudu, de l’impala, de l’oryx et du crocodile (oui, oui !). Tout cela a très bien conclu notre voyage d’aventure en Afrique australe. Et hop, en route vers l’aéroport!

Tout comme le Botswana et la Zambie, la Namibie est un magnifique pays bien développé et fortement influencé par ses voisins sud-africains. Tout le monde ou presque y parle anglais et les gens sont très gentils!

Épilogue
L’Afrique, c’est l’Afrique que nous soyons en territoire austral ou sur la côte ouest. Toutefois, nous avons pu découvrir que le niveau de développement et les différents peuples y sont forts différents. Il n’est jamais facile de voyager en Afrique : une rencontre impromptue avec un arbre qui nous a coûté un pare-choc, un remorquage, des gens voulant nous voler et un tour à l’hôpital incluant des antibiotiques et une piqûre plus tard (ne vous inquiétez pas, Nic est maintenant en parfaite santé !), nous pouvons dire que nous ne manquons pas d’anecdotes! Mais le voyage fut aussi  3890 km d’aventures, des rencontres uniques, des paysages somptueux, des couchers et levés de soleils imbattables et bien d’autres.

2 journées plus tard (en incluant 5 décollages dont 2 avec Etiopian Airlines… imaginez-vous les avions d’il y a 10 ans…!), nous sommes arrivés à Kamsar avec pleins d’histoires à raconter et encore plus de souvenirs auxquels rêver.

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

lundi 16 janvier 2012

De retour après un incroyable voyage et de la grande visite à Kamsar!


Kamsar, 16 janvier 2012

Le dernier mois fut rempli d’aventures et de découvertes et c’est pour cette raison que nous fûmes muets sur le blog! Notre voyage zambien, botswanais et namibien nous a permis de découvrir des pays tout simplement magnifiques et nous a offert une autre vision du continent africain. Nous prenons le temps de vous rédiger nos récits et les photos viendront bientôt (c’est long trier 1600 photos….!) Pour vous donner un avant-goût, le voyage fut à notre image : remplie de péripéties, de rencontres culturelles et de plein-air!

Tout de suite après notre retour, nous avons accueilli à Kamsar la maman de Nicholas et son conjoint! Après 2 semaines passées au Sénégal, Suzanne et Pierre sont venus nous rendre visite! Une semaine très chargée les attendait : visite de Kamsar, rencontre des gens qui gravitent autour de nous, visite de la mine et de l’usine, promenade au marché, visite du village de Taigbe etc. Nous étions ravis de les voir et bien triste de les laisser partir! Nous les aurions bien gardés à la maison un peu plus longtemps!

Notre petite vie ici continue et nous vous tenons au courant de nos prochaines aventures guinéennes! Pour l’instant, on peut vous dire que nous sommes bien énervés par l’ouverture d’une nouvelle épicerie de produits occidentaux et d’un nouveau restaurant! Wow! On apprend à apprécier les petits évènements! La coupe d’Afrique (soccer) débute prochainement et les Guinéens suivront les matchs religieusement! Sinon, c’est la petite routine et à notre propre étonnement, nous étions heureux de revenir à Kamsar après les vacances ; nous y avons fait notre petit nid et nous sommes bien ici.

Nous avons entendu dire que vous aviez reçu beaucoup de neige dans les derniers jours… bon pelletage! Hihihi! Soyez prudents! Pour notre part, c’est difficile à croire, mais ces temps-ci, le temps est frais le matin : peut-être 25°C! : - )

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

jeudi 8 décembre 2011

C'est les vacances!


Kamsar, 8 décembre 2011

Plus que 1 dodos avant de partir à l’aventure! Zambia, Botswana et Namibia, here we come!!
Nos valises sont bien avancées et nous sommes au point où il est temps que nous sortions d’ici! Nous sommes impatients avec toutes les situations lentes et compliquées du quotidien! Vivement les vacances!

Durant notre voyage, nous ferons notre possible pour vous donner des nouvelles sur une base régulière! Tout dépendra de l’accès à l’internet!

Sur ce, nous vous souhaitons un Joyeux Noël et une heureuse année 2012 remplie d’amour et de petits bonheurs!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

jeudi 24 novembre 2011

Découverte des Bagas!



Kamsar, 21 novembre 2011

Voilà un moment déjà… le temps passe si vite!

La semaine dernière, nous sommes retournés à Taigbe, l’île que nous avions découverte il y a quelques semaines. Cette fois-ci, nous avons pu nous rendre à la plage! Nous avons rencontrés un homme pour le moins coloré, se qualifiant de rastaman et de routard et ayant appelé sa maison Akunamatata! Son vrai nom est Florent, mais il préfère Laurent et de toute façon, tout le monde l’appel Baga Fote qui signifie le Baga (une ethnie guinéenne) qui est avec les blancs! 

Notre nouvel ami, Baga Fote.

Nous à la plage.














Il nous a montré la plage, nous a fait part de ses projets, nous en a appris sur la culture Baga… Bref, c’était une superbe journée! Justement, la journée où nous étions sur l’île (où y vivent principalement des Bagas), c’était la fête des Bagas! Wow! Un délice! Nous avons dansé sur la musique africaine avec les dames du village! Elles étaient si merveilleuses dans leurs habits et elles étaient contagieuses de bonheur! Une expérience inoubliable! : - ) Ce sont de ces moments qui nous font apprécier l’Afrique, la vraie.

Annick dans la danse!!
  








Les enfants de Taigbe. Les jeunes filles avec les colliers et les bandeaux sur la tête reviennent de l'excision...












Ce week-end, nous sommes allés à l’orphelinat et avons fait une promenade avec les jeunes pour aller voir un fermier qui cultive à peu près tout ce que le sol de la Guinée peut offrir : pastèques, bananes, papayes, carottes, concombres, laitue, tomate, aubergines, etc. Il nous a accueilli dans sa cabane dans les champs et nous a présenté sa famille. Tous ont leur tâche précise, mais chacun travaille très fort, autant les femmes que les hommes! La fille de ce monsieur a préparé le dîner pour tous les jeunes ainsi que pour nous! Nous avons mangé du riz avec de l’huile de palme et de petits poissons grillés : un vrai repas guinéen préparé par terre sur le feu et à l’aide d’un énorme mortier afin de piler les piments et la palme. D’ailleurs, la palme, qui est la sorte de fruits (?) du palmier, lorsque chauffé et pressé, procure une huile rouge qui accompagne beaucoup les riz en Guinée. En effet, c’est peu dispendieux puisque chacun a au moins un palmier dans sa cour! C’était bien plaisant de manger chez l’habitant, assis par terre, comme eux! Par contre, en guise de luxure, nous avons pu manger avec une cuillère! Après le riz, nous avons mangé le magnoc qui est une sorte de racine. Une fois cuit, cela goûte un peu comme la patate. Encore une fois, le magnoc bouilli était aspergé d’huile de palme! Malgré nos estomacs qui se sont un peu demandés ce qui se passaient (!!), ce fut une expérience magnifique que de vivre l’hospitalité guinéenne!

Les petits monstres avec la famille qui nous accueillait.
Un avant-goût de notre dîner!
















La semaine dernière, nous avons aussi eu la chance d’aller découvrir Kamsar sous un nouvel angle soit dans ses bidonvilles. Quelques uns de ceux-ci sont à 200 mètres de la maison… Nous nous sommes promenés parmi la saleté, les caniveaux remplis de déchets, les décombres, mais aussi parmi les sourires, la curiosité et l’accueil. Les gens étaient très gentils et les petits bien impressionnés par la caméra photo! De plus, nous avons enfin vus où notre jardinier Mamadou habite! Son endroit se situe dans les bas fonds comme il dit, donc un peu éloigné du centre et dans un coin très pauvre. Il y a des poubelles partout et des annexes de maison qui n’en finissent plus… Nous étions bien contents qu’il veule enfin nous montrer puisqu’il était gêné. Il habite une petite chambre (oui, oui, une seule pièce) avec un lit, une petite table et l’électricité. Il cuisine dehors avec le voisinage et nous imaginons qu’il y a une genre de toilette et de douche à quelque part pas trop loin pour lui et ses voisins. Au moins, il a la chance d’avoir une douche et une toilette pour lui à notre maison (annexés). Après ces expériences, nous avons une vision bien différente de Kamsar.

Un petit marché de Kamsar.
Une activité incontournable des jeunes garçons du village : faire rouler un pneu avec un bâton!






Des enfants au bidonville.
La cour arrière d'une famille. C'est ici que tout se passe.
































Maintenant, l’anecdote du blog! Nous aimerions (Annick) débuter la liste des animaux ou insectes qui se retrouvent parfois dans notre maison. La voici :
-       Rats (dans le toit…)
-       Criquets (après les pluies, il y a une infestation… ça vole, ça saute… Bref, c’est dégueulasse!)
-       Coquerelles (ça, c’est le quotidien!)
-       Lézards (quand ils sont petits, ils se faufilent en dessous de la porte… ça courent vite ces bêtes-là et c’est difficile à attraper!)
-       Grenouilles (à la fin des pluies, les têtards se transforment en petites grenouilles… et elles réussissent à passer en dessous de la porte! OUACH!)
-       Les mouches et les araignées, on n’en parle même plus!
-       Un chat qui ne chasse rien de tout cela… Il est vraiment trop princier!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

mercredi 2 novembre 2011

Un blog rempli de photos!


Kamsar, 1e novembre 2011


À chaque fois que nous écrivons la date sur le blog, nous ne pouvons croire à quel point le temps passe vite! C’est bon signe!

De notre côté, la petite routine : le travail de Nicholas, les études et le bénévolat d’Annick, les cours d’espagnol, de chinois, de tennis, la course… Bref, nos semaines sont bien remplies, mais de choses pour la plupart fort agréables!

Ce week-end, nous sommes allés voir les enfants de l’orphelinat et nous avons fait une longue promenade dans les villages avoisinants. C’était très instructif pour nous et aussi pour les enfants! Malheureusement, nous n’avions pas la caméra… Bouuuuhh…! Mais on y retournera sans doute bientôt ou sinon dans un village similaire. L’orphelinat cherche présentement à faire découvrir aux jeunes ce qui les entoure, les cultures agricoles, etc. Actuellement ils sont principalement élevés selon un mode de vie occidental (lire ici, 3 repas par jour sans trop se soucier d’où provient la nourriture, des vêtements et souliers neufs dès qu’ils grandissent un peu, l’école, etc.), mais plus tard, ils devront quitter l’orphelinat et faire leur vie en Guinée. C’est pour cette raison qu’il doive apprendre à subsister en dehors de la vie « facile » de l’orphelinat. Sinon, concernant la Maison des enfants, on adore les petits et ils sont toujours aussi contents de nous voir! Ça nous fait aussi beaucoup de bien de pouvoir discuter avec les éducatrices qui ont sensiblement le même âge que nous! Pour clore le sujet de l’orphelinat, voici une citation prononcé par un enfant : « Regarde l’oiseau, il est blanc comme toi »!

Ce week-end, nous avons aussi mangé de la…. POUTINE! Frites du resto de Kamsar, fromage de l’épicerie et sauce à poutine provenant du Canada! Un délice! C’était bon de se sentir presque comme à la maison!

Miam! Miam!
Annick tente toujours d’apprendre à lire et à écrire à notre jardinier Mamadou. C’est loin d’être facile à tous les jours, mais avec une bonne dose de patience, elle espère qu’il sera autonome d’ici la fin de notre séjour ici. C’est si difficile pour lui de se concentrer… il n’a jamais été sur les bancs d’école, n’a jamais été vraiment stimulé intellectuellement. Il n’a que travaillé de ses mains toute sa vie. Bref, c’est vraiment un jour à la fois, mais on garde espoir!

Notre jardinier a apporté ce livre à Annick. C'est le livre d'apprentissage de la lecture et de l'écriture! Mamadou et Bineta! Comme vous pouvez le voir, le livre a de l'âge!
 Outre tout ça, nous attendons avec impatience notre voyage et comme vous vous en doutez, nous préparons aussi déjà le prochain! Que voulez-vous, nous sommes comme ça! : - )

Le reste du blog est principalement pour vos yeux!

On vous embrasse!
Annick & Nicholas

Voici Rabi, notre vendeuse de fruits et légumes avec son petit Moussafah dans son dos.
Un autre joli caméléon qui est en train de changer de peau!
Scène typique sur la route vers l'orphelinat.
Savane guinéenne.
Annick dans une pirogue lors d'une promenade. Derrière, c'est la CBG.
Voici l'image que les écoles guinéennes ont de nous! Hihihi!
Que de belles découvertes à la bibliothèque de l'école
C'est écrit Québaqs (un point pour l'effort) et Canada! Le monsieur qui était là quand nous avons pris la photo ne semblait toutefois pas savoir pourquoi c'était écrit ça! Mais bref, ça nous fait toujours rire sur le chemin de l'orphelinat!

Un visage guinéen.
Une scène typique : ici, on traîne tout sur la tête!